Iris Carr, jeune, riche et jolie anglaise, passe ses vacances dans un pays qui n’est jamais nommé, mais pourrait se situer dans les Balkans, puisque le trajet de retour en train prévoit une première halte à Trieste. Elle est accompagnée d’un groupe d’amis. Ils sont bruyants, hautains, superficiels et dérangent fortement les autres clients de l’hôtel.
Parmi eux les demoiselles Flood-Porter, qui les soupçonnent en outre de mal se tenir, un pasteur et sa femme, charitables et s’abstenant de toute critique, un jeune couple en voyage de noces enfin, qui cherche le calme et ne veut voir personne.
Des tensions sont apparues dans le groupe et Iris décide de ne pas repartir avec ses amis. Elle prendra le train deux jours après. Elle se promène dans les montagnes, se perd, ne parle à personne, et réalise qu’elle mène une vie très superficielle. Victime d’une insolation, elle manque rater son train, se retrouve dans un compartiment avec des gens étranges et hostiles. Affaiblie, inquiète, elle trouve finalement un précieux secours auprès d’une vieille fille, anglaise bien sûr, Miss Froy.
Cette fois, Iris a besoin de compagnie. Les deux femmes prennent le thé, croisent les autres clients de l’hôtel qui ont tous pris le même train. Elles se rassoient dans le compartiment en face l’une de l’autre et Iris s’endort. Quand elle se réveille, il n’y a plus personne en face d’elle : Miss Froy avait disparu.
Après quelques romans de bonne facture, Ethel Lina White s’orienta vers les intrigues policières qui lui permirent d’acquérir une célébrité certaine en Angleterre. Une femme disparaît est le plus connu, paru sous le titre The Wheel Spins. En en faisant un film, Alfred Hitchcock lui donna une notoriété internationale. Il choisit de l’appeler The Lady Vanishes, plus précis qu’Une femme disparaît.
L’intrigue est fort bien agencée. Le lecteur sait qu’Iris dit vrai mais cela ne nuit pas à son intérêt car Iris se heurte à un mur d’incompréhension ou d’hostilité qui la font douter de sa raison. Courageusement, elle s’obstine. Car non seulement elle sait qu’elle a raison, mais en plus, c’est la première fois d’une autre personne qu’elle-même.

