les-amants-de-byzanceLe Finlandais Mika Waltari est un maître du roman historique. Il a aimé les civilisations disparues qu’il a fait revivre comme nul autre, en particulier l’Empire romain d’Orient.

Nous sommes en 1452 et les Turcs commencent le siège de Constantinople.

Une histoire d’amour naît entre deux personnages hors du commun, une princesse byzantine et un homme apparu un peu mystérieusement dont l’identité se révélera peu à peu.

Cette histoire et le siège qui progresse inexorablement en parallèle, nous tiennent en haleine jusqu’à la chute finale. Les combats désespérés des défenseurs sont magnifiquement décrits, héroïsme et trahisons se succèdent sous les yeux des Turcs sûrs de leur victoire convoitée depuis si longtemps mais qui sera plus difficile que prévue.

Les querelles théologiques sont là aussi, dérisoires dans ce contexte, mais implacables. Jusqu’au bout Grecs et Latins se haïront, empêchant ainsi le sauvetage d’une civilisation grandiose et millénaire. Quelques Latins sont venus pourtant, des Génois notamment, pour que Saint Sophie ne devienne pas une mosquée. En vain.

La chute de la ville est époustouflante, et le lecteur ne peut que verser une larme sur la perle de l’Orient, morte de nos divisions.

Mais quel récit !

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