Le Grand Pèlerinage, c’est-à-dire la Première Croisade, poursuit son périple. Nous l’avions laissé en Provence. Les pèlerins et les soldats doivent maintenant traverser le nord de l’Italie après avoir fait une longue halte à Gênes, la rivale de Venise. La Cité des Doges est la grande étape suivante. Mais, comme souvent, elle joue un jeu trouble. Les mystérieux tueurs du tome 1 semblent d’ailleurs y avoir leurs entrées.
Raymond de Toulouse, le chef héroïque de cette armée, préfère ne pas s’attarder et monter vers le nord puis bifurquer à Trieste afin de s’engager ensuite dans les Balkans, seule route terrestre pour atteindre Constantinople à pied.
De redoutables dangers attendent l’immense convoi dans ces Balkans instables. Les Turcs y pullulent et de nombreuses bandes serbes, magyares, normandes, croates, en rupture de ban, peuvent attaquer à tout moment. Les vivres manquent et une flotte byzantine arrive opportunément pour ravitailler les croisés. Elle est attaquée par des renégats normands et une superbe bataille navale se déroule sous les yeux de Raymond et de ses compagnons.
Enfin, en avril 1097, huit mois après son départ, le Grand Pèlerinage arrive à Constantinople. Il faudra faire connaissance avec les autres chefs croisés arrivés par d’autres routes : Godefroi de Bouillon, Robert de Flandres, Bohémond de Tarente, Hugues de Vermandois, le frère du Roi de France. Des caractères bien trempés avec des décisions importantes à prendre, en particulier la désignation d’un chef. Le tout sous la houlette d’un des plus grands empereurs de l’histoire de Byzance, Alexis Commène.
Ce second tome est à l’aune du premier : très enlevé, passionnant et d’une parfaite exactitude historique. La piété des pèlerins est impressionnante, comme le courage de tous, civils et militaires. Raymond de Toulouse est remarquable d’audace et d’intelligence. Quelle époque ! Et quelle bonne idée de nous offrir une si belle fresque romanesque sur les croisades.
Nous attendons la parution du troisième tome avec impatience.


