Le docteur Dimo Aïranov est un brillant chirurgien bulgare. Il vit heureux et file le parfait amour avec sa jeune femme. Mais en cette année 1949, il ne faut pas grand-chose pour être arrêté en Bulgarie communiste. Dimo fut membre d’un parti politique qui n’est plus en cours et est envoyé dans un camp sur l’île de Persinn, située sur le Danube.

Le régime y est terrible, les gardiens impitoyables. Les prisonniers, royalistes, anarchistes ou autres, sont régulièrement battus, voire assassinés. Le docteur sait qu’il ne tiendra pas longtemps, d’autant qu’il refuse de collaborer et de dénoncer d’éventuels projets d’évasion. Le cachot devient son lot. Pour se distraire, il sculpte des pièces d’échecs dans de l’argile. Un commandant soviétique vient inspecter le camp. Il aime les échecs. L’affrontement est inévitable.

Malgré quelques scènes trop crues, ce livre se lit avec grand plaisir. Les échecs se prêtent d’ailleurs assez bien à une atmosphère romanesque comme l’ont déjà montré Stefan Zweig dans Le joueur d’échecs ou Oskar Freysinger dans Cendres rouges (chroniqués sur ce blogue).

Traduit récemment, six ans après sa sortie en Bulgarie, ce roman, au-delà des échecs, jette une lumière belle et tragique sur le sort de millions de malheureux victimes de la barbarie communiste.

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